mercredi 29 novembre 2017

Camus-Casares

Une amie vient de m'offrir la correspondance d'Albert Camus et de Maria Casares parue chez Gallimard. C'est un très gros pavé de plus de 1300 pages et qui éclaire sur cet amour que l'on connaissait mais qui nous est raconté ,là, au jour le jour, dans des lettres éblouissantes. La fille de Camus ,Catherine Camus écrit un avant-propos sensible et émouvant et sa dernière phrase donne la mesure de cette correspondance: " Merci a eux deux. Leurs lettres font que la terre est plus vaste,l'espace plus lumineux, l'air plus léger simplement parce qu’ils ont existé." et que ce soit ,elle, la fille qui écrive cela montre une très grande intelligence du coeur.
Ce livre à entraîne une très grande quantité d'articles tous, émerveillés , en présence de cet amour et de ces lettres. Tous les grands organes de presse ont publié une analyse: Le FigaroLibérationLa Dépêche , Telerama, et d'autres encore et il y a sur Youtube un petit montage émouvant
On en savait déjà beaucoup sur Albert Camus et ses amours mais ce gros livre donne de la chair à cette connaissance et,par ailleurs, comme les deux correspondant parlent aussi de leur travail, de leurs projets ces lettres donnent des éléments sur leurs arts. Dans une lettre, par exemple, Albert Camus expose à Maria l'objectif ambitieux qu'il poursuit et la grande oeuvre à laquelle il songe.Dans une lettre du 24 août 1948 il lui écrit : "Dans quelques mois il faudra que j'entame un nouveau cycle, plus libre,moins contrôlé, plus important aussi." Il songe a ce moment là , déjà, a un grand roman qui viendra après le cycle de l’absurde et celui de la révolte et dont ,ailleurs ,il dit que ce devra être son "guerre et paix. On sait que c'est Le premier homme dont on a qu'une petite partie, déjà, superbe.
Ils ont vécu longtemps et beaucoup séparé et ces lettres sont un cri contre ces séparations a répétitions. Lui veut tout savoir de ce qu'elle fait dans ces moment s de séparation, il lui demande de tout lui raconter dans les détails et c'est touchant.
Et il y a très souvent l'évocation de cette difficulté à ne vivre qu'ensemble en raison de la situation de Camus marié et père de deux jumeaux comme , par exemple, dans cette longue et admirable lettre daté du 23 juillet 1949 à Rio pendant sa tournée de conférences en Amérique latine pendant deux mois. (p. 137 )Dans une lettre du 11 avril 1950 (p.494) il résume élégamment la situation: "Il est vrai que je voudrais pouvoir t'aimer sans renier tout à fait mes engagements envers ceux qui dépendent de moi. C'est que je ne peux vivre sans ton amour et que je crains de ne pas savoir bien vivre sans m'estimer." 
De très nombreuses lettres font état de la véritable inquiétude qui conduit les intéressés au mal-être lorsqu'ils ne reçoivent pas de nouvelles pendant plusieurs jours. Il y a ,sur ce point, une sorte de répétition lancinante. Mais, malgré cela, et bien que Camus constate qu' il y a toujours "une inquiétude au fond de mes plus grande joie." (p. 92) il constate aussi que cet amour lui apporte beaucoup : " Tu es entrée, par hasard, dans une vie dont je n'étais pas fier, et de ce jour là quelque chose a commencé à changer, lentement, malgré moi,malgré toi aussi qui étais alors lointaine, puis tournée vers une autre vie. Ce que j'ai dit, écrit ou fait depuis le printemps 1944 a toujours été différent, en profondeur, de ce qui s'est passé pour moi et en moi, auparavant. J'ai mieux respiré,j'ai détesté moins de choses,j'ai admiré librement ce qui méritait de l'être. Avant toi, hors de toi, je n'adhérais à rien. Cette force dont tu te moquais quelquefois, n'a jamais été qu'une force solitaire, une force de refus. Avec toi, j'ai accepté plus de choses. J'ai appris à vivre d'une certaine manière." (p.182)
Cette correspondance nous montre aussi combien la maladie a obligé Camus à des séjours de repos et de soins au Panelier ou a Cabris , séjours pendant lesquels Maria Casares avait , de son côté une grande activité: radio, répétition, théâtre et cinéma, activité dont elle donnait le détail dans ses lettres.
Et Camus de rêver à une autre vie.  "Nous vivons seulement les villes,la fièvre, le travail- et toi et moi pourtant sommes faits pour cette terre, pour la lumière,la joie tranquille des corps, la paix du coeur. Il faudra changer tout cela, n'est-ce pas? Il faudra vivre, aimer, jouir dans la joie. Bien sûr nous avons longuement lutté jusqu'à présent et nous n'avons pas eu le temps de l'abandon. Mais maintenant que nous avons gagné notre certitude, nous pouvons trouver la récompense, fuir toute cette hideuse vanité qui nous entoure, et vivre un peu plus dans la vérité. En revenant vers la maison je me permettais tant de délices en imagination que je me suis secoué pour mettre un terme à cette rêverie. (p. 253)

Il ne peut même pas se rendre à Paris lorsque Maria perd son père qu'elle a soigné pendant des mois et il y a , alors, une série de très belles lettres dans lesquelles ils se réconfortent l'un ,l'autre.(p.378 a 382) et elle lui écrit: " Ma mère, mon père. les deux seuls êtres au monde qui m'aient appartenu et qui m'aient entièrement possédée en dehors de toi. Maintenant il ne me reste que toi, toi seul." 
Une série de belles lettres sur ce deuil et sur la reprise de la vie petit à petit.
Une grande partie de ces lettres intéressera aussi les critiques car on y voit les difficultés de Camus dans l'écriture de son essai :L'homme révolté et ses passages de la volonté de créer  à une sorte de déprime. On y voit aussi son attitude à l'égard du milieu parisien. Par exemple dans cette lettre du 15 mars 1950 : " Enfin il me parle de la centième à grand spectacle ( Les Justes). Naturellement,je ne peux accepter. qu'irais-je faire avec le Tout Paris? Le Tout Paris  n'aime pas cette pièce et n'est pas à l'aide avec son auteur. Quant à l'auteur,le Tout Paris lui sort par les narines.
Ce serait une comédie à jouer. Mais je suis trop fragile pour ça maintenant."
De très belles lettres lors des séjours à Alger. Ils n' y sont pas ensemble et on imagine ce que cela peut avoir de cruel pour les deux. Après les séparations dues à la situation de Camus voilà les séparations dues au travail de l'un et de l'autre! Mais aurions nous cette magnifique correspondance si ils avaient pu vivre et voyager ensemble? Au total la lecture de ces lettres est un plaisir encore plus grand que de lire une biographie. On y voit vraiment la vie se dérouler au jour le jour. Cette correspondance nous montre aussi que Camus aurait eu la matière , l'expérience pour nous donner, ce qu'il prévoyait de faire dans son "Guerre et Paix" une grande histoire d'amour. Égoïstement on se dit que cet amour si fort mais si difficile à vivre nous a donné ces lettres. Et Philippe Labro d'insister sur la dernière lettre prémonitoire?

lundi 6 novembre 2017

Vestiges du jour de Kazuo Ishiguro

L’attribution du prix Nobel de littérature à Kazuo Ishiguro m’a donné envie de lire son roman « Vestiges du jour » dont on a tiré un film magnifique avec Anthony Hopkins dans le rôle du majordome de Darlington Hall. Le film m’avait tellement plu que je craignais d’être déçu par le roman. Or c’est tout le contraire. Le style de cet écrivain, né au Japon, mais vivant en Angleterre depuis l’âge de cinq ans, m’a rappelé cet humour anglais que l’on trouve dans les romans qui mettent en scène le fameux Jeeves.
Dans le roman celui qui s’exprime et raconte l’histoire c’est le majordome de Lord Darrington et il nous dit, tout au long du roman comment il conçoit son rôle de majordome d’une grande maison, la « dignité » qu’il faut, selon lui, pour remplir cet emploi. Le lecteur ne peut qu’être partagé face à ces vies toutes entières consacrées au service des autres et l’on se prend de pitié pour ce majordome lorsque tout à la fin du roman il se rend compte qu’il a, peut-être, gâché sa vie.
Le roman est plus complet que le film et, notamment, sur la réunion politique secrète qui se tient au château et qui a pour objectif de rapprocher les points de vue anglais et allemand. Le majordome ne se pose pas de questions et ce n’est qu’à la fin qu’il se demande enfin s’il ne s’est pas trompé en fermant les yeux, en ne voulant rien voir ni rien juger.

Il y a, en creux, une critique de l’absence d’engagement qui a fait dire à une critique que le romancier pouvait, à certains égards, être rapproché de Camus. Une chose est certaine, après avoir vu le film et lu le roman on est pas prêt d’oublier M. Stevens le majordome de Darlington Hall.

Bernard Clavel: Les fruits de l'hiver

Je viens de découvrir un roman que j’avais dans ma bibliothèque et que je n’avais jamais lu : "Les fruits de l'hiver" de Bernard Clavel prix Goncourt 1968 édité cette année-là chez Robert Laffont. Beau roman qui nous raconte l’histoire d’un vieux couple dans les années de la guerre de 40 entre dénuement dû à la guerre et déchirement entre deux fils Alain et Julien né de deux mères différentes.
On y voit les conditions de vie dans cet après-guerre, une maison qui n’a ni l’eau courante ni l’électricité, où l’on chauffe au bois et où la corvée de bois devient pour le vieux une véritable obsession. Et pourtant ils ne sont pas pauvres. Il a été boulanger .Il cultive son jardin et il a poules et lapins.
On s’attache à la vie de ces deux vieux, à leur vie de labeur dans un petit village de France avec deux fils, très différents, l’un qui fricote avec la milice et l’autre, artiste qui penche du côté des résistants. Il y a des notations très justes sur l’évolution politique, sur l’engagement ou la volonté de ne pas s’en mêler comme le vieux et de continuer à vivre en paix tranquillement mais qui est évidement rattrapé par le conflit. Il y a ce conflit entre la mère de Julien et le vieux, partagé qu’il est entre ses deux fils et enfin il y a l’abandon dans lequel le vieux se retrouvera après la mort de sa femme, confronté à une forme d’ingratitude de son fils Paul qui a obtenu que son père lui laisse son petit patrimoine et qui n’attend pas la mort de son père pour tout chambouler. Le lecteur aura, sans doute,  une préférence pour Julien, moins intéressé que son frère mais qui, pour autant, abandonne-lui aussi son père en vivant loin de lui et ne venant pas souvent le voir. Voilà un roman sur la vieillesse, la fin de vie et c’est très bien vu.



jeudi 26 octobre 2017

Une BD pour le "Premier Homme" de Camus

Moi qui ne lit presque jamais de bandes dessinées je viens d’acheter et de lire immédiatement celle que vient de publier, chez Gallimard, Jacques Ferrandez et qui est consacrée au « Premier Homme » d’Albert Camus, ce roman inachevé que l’on a trouvé dans une sacoche lors de l’accident de la route dont il est mort.
J’appréhendai un peu cette découverte car j’avais un tel souvenir du livre, très émouvant et dont je me souviens de la plupart des épisodes, que je craignais qu’en dessin cela ne soit pas aussi prenant.
Je reste sur l’idée , que le dessinateur doit lui-même partagé, que rien ne peut remplacer la lecture du livre avec le style de Camus.
Mais il n’en reste pas moins que cette bande dessinée est très réussie d’abord parce qu’elle n’omet aucun des épisodes importants du livre et qu’elle utilise dans les bulles les propres phrases de l’écrivain, ce qui fait que l’on croit lire le livre et, enfin, parce que les planches dessinées sont absolument magnifiques à la fois par le dessin et les couleurs choisies qui en font autant de petits tableaux.
Le dessinateur qui, à ce que j’ai cru comprendre, connaît bien la ville d’Alger a montré la ville de manière remarquable. Moi qui vient d’y faire un séjour je retrouve totalement les rues, le port, les escaliers les bâtiments (comme le Lycée). C’est frappant d’exactitude et ces images qui me rappellent l’Alger ancien correspondent aussi à l’Alger d’aujourd’hui, le centre n’ayant vraiment pas changé, vieilli, peut être tout au plus.
Et c’est ainsi, par exemple, que je retrouve dans ces dessins le trajet que le jeune Albert faisait tous les matins pour aller de la rue de Lyon à Belcourt jusqu’à son Lycée à l’entrée de Bab el Oued. C’est le trajet que j’ai fait, moi-même, pendant quatre ans.
Au total un très beau livre et qui peut, peut-être, faire entrer quelques jeunes lecteurs adeptes de la bande dessinée dans l’œuvre d’Albert Camus, d’autant que je pense que le Premier Homme est une très belle voie d’accès à cette œuvre. Si elle parvient a ce résultat elle aura le grand mérite de faire aimer Camus à plus de jeunes.
J’ajoute que le livre est précédé d’une belle préface d’Alice Kaplan qui vient de publier une étude très fouillée sur la réception de l’Etranger, ouvrage que j’ai déjà évoqué, ici, dans ce blog.




La petite voleuse de livre

La voleuse de livres de Markus Suzak est un roman que l’on garde longtemps à l’esprit. On ne peut que s’attacher au sort de la petite héroïne Lisa Meminger et à la partie de sa vie (son enfance) qui nous est racontée par une étrange narratrice : la mort en personne !
On apprend à la fin du roman que Lisa Meminger a eu une longue vie, des enfants et petits-enfants et qu’elle a écrit l’histoire de son enfance dans un petit village d’Allemagne au temps du nazisme. On constate qu’elle a vécu des horreurs, qu’elle a vu mourir presque tous ceux qu’elle aimait, qu’elle a appris à lire et à écrire au fond d’un sous-sol avec l’aide de son père adoptif et de Max, un jeune juif caché par sa famille.  
Les portraits de Hans et de Rosa les parents adoptifs sont absolument touchants mais beaucoup d’autres protagonistes (le jeune Rudy et la femme du Maire) de cette longue histoire sombre tireront les larmes du lecteur. C’est le livre de la fureur des hommes en temps de guerre, une description de la vie sous le nazisme et l’emprise qu’il prend insidieusement sur les gens qui finissent par croire aux discours haineux et a y adhérer. Il montre comment ceux qui osent s’opposer sont broyés.
J’ai déjà évoqué ce roman en parlant du roman de Kamel Daoud : Zabor ou les psaumes car tous deux sont un éloge de la lecture et de l’écriture. Dans Zabor le jeune héros croit éloigner la mort en écrivant la vie de celui qu’elle menace et, ici, Lisa Meminger veut aussi arrêter la mort qui s’en prend à Max, le jeune juif, en lui faisant la lecture à haute voix des nuits durant.

J’ai eu envie de lire ce roman, après avoir vu le film qui en a été tiré. Le film est beau et mérite d’être vu mais le roman est inoubliable et bouleversant et il n’est pas étonnant qu’il ait connu un grand succès mondial.

jeudi 28 septembre 2017

Une enfance de Proust

Dans ce livre l'auteur part d'une recherche sur les albums de confession qui était édité au XIX° siècle a destination de la jeunesse et dans lesquels les jeunes gens et leurs amis répondaient a des questions de toutes sortes. C'est ainsi que le jeune Marcel Proust fut amené à répondre a un questionnaire dans l'album de confession d'Antoinette Faure ,une des filles du président Felix Faure  cet homme politique dont on ne sait presque rien sauf les conditions de sa mort dans les bras de sa maîtresse!
Depuis ces réponses de Marcel Proust ont été connues et utilisées par ses biographes et notamment par André Maurois et cela est devenu au fil du temps: le questionnaire Marcel Proust que l'on a soumis à tous les écrivains connus.
L'auteur a minutieusement recherché ce passage des confessions au questionnaire.
C'est ,pour elle,l'occasion de nous décrire les relations étroites qui existèrent entre la famille de Marcel Proust, notamment son père ,le professeur de médecine Adrien Proust, sa mère et les époux Faure.
Le livre nous donne, aussi, une excellente description de la vie de ces familles bourgeoises au XIX° siècle entre Paris et leurs villégiatures du Havre ou de Deauville , cette vie faîte de mondanités.
Il ya ,aussi, toute une analyse fort intéressante sur la vie des jeunes filles de l'époque et sur leur seul horizon: le mariage. L'auteur analyse finement les différentes figure de la jeune fille dans les romans de l'époque depuis Eugénie Grandet, Madame Bovary et l’héroïne d'une Vie de Guy de Maupassant, avant que George Sand puis Colette n'offre des portraits de femmes plus libérées.
L'auteur analyse enfin les réponses au fameux questionnaire et cela permet de dresser un portrait psychologique de ceux qui y ont répondu.
En définitive ce livre permet au lecteur de se faire une idée de l'environnement social dans lequel a grandi le jeune Marcel et nous donne a voir un monde disparu.

lundi 25 septembre 2017

Séjour à Uzes

Je viens de passer une semaine à Uzes chez une amie avec laquelle nous échangeons nos demeures. Nous nous sommes connus dans un échange en Suisse, où elle demeurait alors avant de venir s'installer prés d'Uzes dans un petit village réputé depuis des lustres pour ses potiers.
Nous avons donc arpenté ,à nouveau, la petite ville d'Uzes siège du premier duché de France et qui m'était surtout connu pour avoir été la ville des grands parents d'André Gide ,petite ville qu'il évoque dans Si le grain ne meurt.
Lors de mon dernier séjour j'avais recherché ses traces et visité le tout petit musée qui lui est consacré.
Racine aussi a connu Uzes ou son grand père maternelle était chanoine de la  Cathédrale. Son souvenir est évoqué sur la promenade qui fait le tour de la Cathédrale par une plaque commémorative sur laquelle se trouve une phrase tirée,probablement de sa correspondance et qui, depuis a été reprise pour titre d'un roman  "Et nous avons des nuits plus belles que vos jours..."Il devait évoquer les nuits d'été dans ce coin de Provence!,
La Place des Herbes est toujours aussi jolie, bordée par ses maisons du XVIII° siècle et agrémentée par sa belle fontaine et ses arbres


                                                   



                                         
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Installé là nous avons fait une escapade dans le Lubéron ce coin que j'appelle, y ayant de nombreux souvenirs heureux: le quadrilatère bienheureux avec les villages de Bonnieux, au sortir de la Combe de Lourmarin, Lacoste , ce village presque entièrement acheté par Pierre Cardin  ,Goult, Joucas, Gordes, Roussillon et Menerbes.
Je ne ma lasse pas de parcourir ce petit coin où j'ai, jadis, envisagé de m'installer.

                                       





Nous avons aussi passé  une journée et une nuit à Lourmarin ,joli village qui fut le dernier domicile d'Albert Camus et où se trouve sa dernière demeure. En partant j'ai fait une halte au petit cimetière devant sa tombe si simple mais qui est encore très visitée et où, de manière touchante, des passants laisse des petits mots, des fleurs, des cailloux avec des inscriptions. Il y avait , ainsi, un petit galet sur lequel un japonais avait écrit quelque chose dans sa langue.


                                         










Nous avons aussi visité Nîmes qui a beaucoup changé et qui est devenu une jolie ville moderne et agréable alors que je l'avais connu il y a vingt ans ville provinciale et un peu morte. Nous avons déjeuné au Ciel de Nîmes un restaurant agréable, une terrasse sur le toit d'un bâtiment moderne face à la Maison Carrée de Nîmes ce beau temple romain en parfait état. Nous avons aussi compris pourquoi le crocodile était l emblème de Nîmes




Au retour nous avons fait une halte à Pezenas la ville de Molière et nous avons goûte la spécialité locale.